pleine de grâce

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She grew up in a Catholic family, so faith was present in her upbringing, even if it wasn’t always in her heart. Was faith in her heart? Sometimes I thought it must have been, sometimes I was a bit dubious. Did I think she was serious about her faith? I can’t say, but I don’t doubt she was serious, at least at times.

France is a Catholic country, or at least it was until recently, and you see churches everywhere you go. Not all churches are the same, though. The largest and most famous are called cathedrals; those closest to cathedrals in size and fame are called basilicas. Ordinary churches, the ones you see in neighborhoods, are all called églises. The ubiquity of churches meant frequent stops for us. For every church we came across on our travels, we had to go in and pay homage, or at least spend a little time inside, just “to show our respect.”

A lot of the neighborhood églises we encountered were in poor condition, reflecting the changes that have taken place in French society. Here is a typical one, located just two blocks from ours:

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The church was pretty run-down inside, but it was still holding services when we were there.

When it’s an église, and if we’re not in a big hurry—which is rarely the case—we drop in for a quick visit. On these occasions, she would dip her fingers into the holy water, cross herself, and whisper something I never quite caught. I always assumed she was saying the Sign of the Cross: “In the name of the Father, and of the Son, and of the Holy Spirit. Amen.”

I couldn’t really hear her. It was only an assumption on my part; I never asked.

When the church is a celebrated holy site, like a cathedral or a famous basilica, it’s a different matter. In those cases, a quick tour and a murmur of the Sign of the Cross is never enough. She would stay and pray, saying the prayers that all good Catholics say when they’re in a holy place and in the presence of God. Prayers such as Our Father, Hail Mary, and Glory Be may not even be enough.

As she began to kneel and say her prayers, I would leave the church and go outside. Pigeons cooing here and there. Tourists with raised heads. A bell ringing. As I waited for her to come out, I often wondered, of all the good words she addressed to God in her prayers, how many of them were said on my behalf. Was she praying for my sinful soul and my dire need for God’s mercy for my salvation, or was she simply wishing me worldly well-being, like health, career success, and so forth? I had no way of knowing. I never asked her. What I did know was that every time she prayed, I was a part of it, because she told me so. “I must stay a little while and say my prayers, and I’ll pray for you also.” That was clear from the very beginning.

That’s the only downside I could think of, having a Catholic girlfriend. Because she prays for you, it gives you the feeling that you’ve done something wrong, and that something bad is about to happen to you, like being struck by lightning or unexpectedly falling into a ditch. And for all these calamities, you’ll need the mercy of God and many prayers said on your behalf.

These days, when I think of these things, I sometimes feel grateful to her, even though I didn’t believe for a moment that I had committed any sins, much less sins so grievous that I would need the mercy of God to keep me from going to hell or purgatory, whichever is worse. I couldn’t tell if I would be blessed or saved through her prayers. However, I found some of them quite charming, even heartwarming. Here is one of my favorites, the Hail Mary:

“Hail Mary, full of grace, the Lord is with thee. Blessed art thou … Holy Mary, mother of God, pray for us sinners now and at the hour of our death. Amen!”

I liked the Hail Mary, partly because it’s something I was already familiar with, but also because of the infamous “Hail Mary” game play, familiar to people who watch American football. I wondered if she always ended her prayers with this one.

On our last visit to that basilica up on the hill, she stayed inside the church for a long time, no doubt praying for me, for herself, for all those she loved.

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pleine de grâce


Elle a grandi dans une famille catholique ; la foi faisait donc partie de son éducation, même si elle n’habitait pas toujours son cœur. La foi était-elle vraiment dans son cœur ? Parfois, je me disais que oui, sans aucun doute ; parfois, j’en doutais un peu. Pensais-je qu’elle prenait sa foi au sérieux ? Je ne saurais le dire. En revanche, je ne doute pas qu’à certains moments, elle l’ait prise très au sérieux.

La France est un pays catholique, ou du moins elle l’était jusqu’à récemment, et vous voyez des églises partout où vous allez. Mais toutes les églises ne sont pas identiques. Les plus grandes et les plus célèbres sont appelées « cathédrales » ; les plus proches des cathédrales en termes de taille et de célébrité sont appelées « basiliques. » Les églises ordinaires, celles que l’on voit dans les quartiers, sont toutes appelées « églises. » L’omniprésence des églises nous a amenés à nous arrêter fréquemment. Pour chaque église que nous rencontrions au cours de nos voyages, nous devions entrer et rendre hommage, ou au moins passer un peu de temps à l’intérieur, juste « pour montrer notre respect ».

Beaucoup d’églises de quartier que nous avons rencontrées étaient en mauvais état, reflétant les changements qui ont eu lieu dans la société française. En voici une typique, située à deux rues de la nôtre. L’église était assez délabrée à l’intérieur, mais elle accueillait encore des offices lorsque nous y étions.

Lorsqu’il s’agit d’une simple église, et si nous ne sommes pas trop pressés — ce qui est rarement le cas — nous y entrons pour une brève visite. En ces occasions, elle trempait le bout des doigts dans l’eau bénite, faisait le signe de la croix et murmurait quelques mots que je n’entendais jamais vraiment. J’ai toujours supposé qu’elle récitait le signe de croix : « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen. »

Je ne l’entendais pas vraiment. Ce n’était qu’une supposition de ma part ; je ne le lui ai jamais demandé.

Lorsqu’elle commençait à s’agenouiller pour réciter ses prières, je quittais l’église et sortais. Des pigeons roucoulaient ici et là. Des touristes, la tête levée. Une cloche sonnait. Pendant que j’attendais qu’elle sorte, je me demandais souvent, parmi toutes les bonnes paroles qu’elle adressait à Dieu dans ses prières, combien étaient dites en mon nom. Priait-elle pour mon âme pécheresse et mon besoin urgent de la miséricorde de Dieu afin d’obtenir mon salut, ou me souhaitait-elle simplement les biens de ce monde, comme la santé, la réussite professionnelle, et ainsi de suite ? Je n’avais aucun moyen de le savoir. Je ne le lui ai jamais demandé. Ce que je savais, en revanche, c’est qu’à chaque fois qu’elle priait, j’étais présent dans ses prières, parce qu’elle me l’avait dit. « Je dois rester un petit moment pour faire mes prières, et je prierai aussi pour toi. » Cela, je l’ai su dès le tout début.

C’est le seul inconvénient que j’ai trouvé à avoir une petite amie catholique. Parce qu’elle prie pour vous, vous avez l’impression que vous avez fait quelque chose de mal et que quelque chose de grave va vous arriver, comme être frappé par la foudre ou tomber inopinément dans un fossé. Et pour toutes ces calamités, vous aurez besoin de la miséricorde de Dieu et de nombreuses prières dites en votre faveur.

Aujourd’hui, lorsque je pense à ces choses, il m’arrive de lui être reconnaissant, même si je ne croyais pas un instant avoir commis des péchés, et encore moins des péchés si graves que j’aurais besoin de la miséricorde de Dieu pour m’empêcher d’aller en enfer ou au purgatoire, selon ce qui est le plus grave. Je ne pouvais pas dire si je serais béni ou sauvé par ses prières. Cependant, j’ai trouvé certaines d’entre elles tout à fait charmantes, voire réconfortantes. Voici l’une de mes préférées, l’Ave Maria :

« Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen ! »

J’ai aimé l’Ave Maria, en partie parce que c’est quelque chose qui m’était déjà familier, mais aussi à cause de l’infâme jeu de l’Ave Maria, bien connu des gens qui regardent le football américain. Je me demandais si elle terminait toujours ses prières par celui-ci.

Lors de notre dernière visite à la basilique sur la colline, elle est restée longtemps à l’intérieur de l’église, priant sans doute pour moi, pour elle-même, pour tous ceux qu’elle aimait.


5 她在一个天主教家庭长大;对主的信仰,植根在她的教养中。是不是也在她心中,我不知道。我有时觉得是,有时候又觉得不是。

法国是个天主教国家,大大小小的教堂随处可见。大而有名的那种,叫 cathedral;中等一点的,叫 basilica;普通的,家门口的那种,一并合称为 eglise。每次看见教堂,有她,就要进去看看。看到那个十字架,她手指去那个圣水里沾一下,在胸前划个十字,口念《圣号经》:“因父、及子、及圣神之名。阿门!” 

我们遇到的许多邻里教堂状况都不佳,反映了法国社会发生的变化。这是一个典型的 eglise,离我们的街道只有两条街。教堂里面很破旧,但我们在那里的时候,它仍然在举行礼拜。

如果参观的是著名的圣地,如大教堂,或有名的巴斯礼卡,那完全是另一回事。在那些场合,简单参观,外加 《圣号经》就不够。她必须留下来祈祷。像所有好天主徒一样,一旦自己到了福地,在主面前,就必须祈祷。她也祈祷。自己在那里喃喃自语的念 《天主经》,《圣母经》,《圣三光荣经》之类。念完这些也许还不够。

当她跪下祈祷时,我就去外面呆着,等她出来。我想象她在座位前,头低着,口中念念有词的样子。我想知道,她在祈祷中说的那些好话,有多少是帮我说的。我罪孽深重,她是在为我罪恶的灵魂祈祷吗?我亟需拯救,她是在恳请主的怜悯,免我入地狱吗?还是她只是在为我世俗的幸福祈祷,身体健康、事业成功?我不知道。我从来没问过她。我只知道,每次她祈祷,我都是其中的一部分,我也在里面。她自己告诉过我。“我必须呆一会儿,祈祷。我也为你祈祷。”这从一开始就很清楚。

有天主教女孩作女朋友没有什么不好,唯一缺点是她会为你祈祷。因为她为你祈祷,你感觉你做错了什么事,你就有一种不祥的预感,觉得坏事要来了,雷要劈在你身上,或者你要一下掉沟里去,为此你需要上帝的怜悯,还需要你女朋友很多的祈祷。

我想到这些事情时,有时对她很感激,尽管我一刻也不相信我犯了任何罪,更不用说那些如此严重的罪,我需要上帝的怜悯,以免我进地狱, 要不就是进炼狱。无论我是否会因为她的祈祷而得到祝福或拯救,我说不出来。但我确实发现一些祈祷非常迷人,甚至温暖人心。我很喜爱《圣母经》:

“万福玛利亚,充满恩典,主与你同在。你是有福的女人 … 圣母玛利亚,上帝之母,现在直至我们临终, 为我等罪人祈祷。阿门!” (“Hail Mary, full of grace, the Lord is with thee. Blessed art thou among women and blessed is the fruit of thy womb, Jesus. Holy Mary, Mother of God, pray for us sinners, now and at the hour of our death. Amen.”)

我喜欢圣母玛利亚,部分原因是它对我来说已经很熟悉,但部分原因是美式足球中的那个万福玛丽亚 (“hail Mary”) 打法。我想知道她是否总是以这个结束她的祈祷。

在我们最后一次访问山上的这座巴斯黎卡,她祈祷了很长时间。



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